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Tag: Henrik Ibsen

Un ennemi du peuple (Henrik Ibsen / Schaubühne Cie Thomas Ostermeier)

Un ennemi du peuple (Henrik Ibsen / Schaubühne Cie Thomas Ostermeier)

Un spectacle original, qui se risque à la participation du public Cela se présente comme par plans superposés : du texte, de la scène, des chants. Le décor est griffé de croquis, comme des esquisses de designer. Il y a un côté atelier d’artiste expérimental dans cet agencement bobo. L’argument ne reste pas longtemps hors dire : la tension s’instaure entre des journalistes indépendants et les instances de la responsabilité, entre le médecin intègre et son frère imbu de pouvoir,…

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Le canard sauvage (Henrik Ibsen/Stéphane Braunschweig)

Le canard sauvage (Henrik Ibsen/Stéphane Braunschweig)

La démarche est dynamique, cependant monolithique Un grand panneau blanc en front de scène  prive les comédiens d’espace et les cantonne à proximité du public, astreints à leurs relations qui s’engagent de façon pressante. Manifestement, l’essentiel se passe ailleurs, puisque nous sommes dans les coulisses d’une réception d’hôtes importants. Les êtres qui dialoguent entrent d’emblée en tension, leur caractère trempé les oppose. Soudain le mur blanc sert d’écran sur lequel est projetée l’image géante du maître des sorts, savoureusement ambigu. L’îlot…

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Les Revenants (Henrik Ibsen/Thomas Ostermeier)

Les Revenants (Henrik Ibsen/Thomas Ostermeier)

La morale infaillible connaît face au vertige des êtres des déplacements impalpables L’espace est parsemé de meubles un peu éclairés, qui prennent de la sorte un air habité. C’est la salle qui est baignée de lumière, alors que les acteurs investissent la scène dans la pénombre ; avant que l’obscurité change insensiblement de lieu. Des relations ténues s’instaurent entre les protagonistes, progressivement confrontés à leur gouffre. Il s’agit d’un drame familial, de brisures intimes ; les failles semblent trop énormes pour avoir…

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Solness le constructeur (Henrik Ibsen/Alain Françon)

Solness le constructeur (Henrik Ibsen/Alain Françon)

Le drame est échafaudé comme une cathédrale gothique, avec ses flèches et son excès de lumière On découvre un atelier d’architecte, des employés affairés, puis son patron, sûr de lui. Les rapports hiérarchiques, qui sont présentés de façon humaniste, ne manquent pas d’installer une tension perceptible. La situation, bien que faisant intervenir les personnages en toute simplicité, pose insidieusement la question du sens de leur présence. Les individus sont présentés sous leur aspect essentiel ; ils paraissent polarisés par leur propre…

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