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Didier Ayres, Comme marcher

Didier Ayres, Comme marcher

Comme marcher  image ci-dessus : « Le nuage – Le marcheur », Hermann Hendrich (1854-1931) Il y a toujours eu dans mon existence un temps pour marcher. Chaque jour, parfois en forêt, je vais, j’use de la durée en marchant. La promenade se fait aussi en ville, soit pour me déplacer, soit pour accomplir une sorte de moment péripatéticien, si j’ose dire, de pérégrination, en tous les cas construisant en moi du discours. Il y a peut-être une nature, un tempérament plus…

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Didier Ayres, Écrire, ce pouvoir fictionnel

Didier Ayres, Écrire, ce pouvoir fictionnel

Écrire, ce pouvoir fictionnel image ci-dessus : Balzac aujourd’hui, sculpture de l’écrivain par Rodin, au MoMA, New York. Bobistraveling/Flickr, CC BY Réfléchir sur la substance, la nature particulière, le fondement de l’action d’écrire, en pratiquant une activité d’écriture tendant vers ce que l’on nomme littérature, devrait être au cœur de la création de chaque ouvrage. Peut-être, jusqu’à la démiurgie. En produisant ce que l’on désigne par poème, roman, ou toute occupation d’inventeur d’une forme textuelle, on travaille à construire un univers….

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Didier Ayres, Qualités du désespoir

Didier Ayres, Qualités du désespoir

Qualités du désespoir image ci-dessus : Albrecht Dürer, Melencolia I ou La Melencolia, gravure sur cuivre, 1514 – détail. Il paraît facile à un créateur de saisir ce qui le hante, le fond mélancolique de sa personnalité, et l’affliction qui lui est un droit, mais non un devoir. Cette profonde angoisse revêt sans doute à la fois le visage de toute noirceur humaine, et encore le visage que chaque artiste porte de lui-même en son cœur. Ainsi, que cela soit…

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Didier Ayres, L’ennui ou ne pas faire

Didier Ayres, L’ennui ou ne pas faire

L’ennui ou ne pas faire  image ci-dessus : Edward Munch, Mélancolie, 1891, Huile sur toile, 72 x 98 cm Bergen, Musée des Beaux-Arts Le double sentiment à l’égard de l’ennui n’est peut-être pas souvent souligné. On imagine qu’en s’ennuyant on provoque une inertie sans fond, et ainsi une immobilité subie, un état de paralysie, de confinement sans issue. Si la lassitude existe, elle va jusqu’à la douleur, une immense anxiété, l’angoisse. Sans doute Heidegger pensait à l’ennui en ces termes, aboutissant au…

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Didier Ayres, Pourquoi le langage

Didier Ayres, Pourquoi le langage

Pourquoi le langage  image ci-desus : Le Livre d’Eli, Albert Hughes & Allen Hughes, 2010 Quelle puissance nous a été accordée par le développement de l’être humain, devenant humain justement en associant la fabrication de l’outil au langage, puis en créant l’écriture, conçue initialement pour tenir des registres. Ces listes faisaient état d’une sorte de symbolisation des quantités, ramenées à des échéanciers écrits, en une magie supérieure et extraordinaire, dénonçant ainsi l’évolution formidable provoquée par cette découverte. Post Views: 134