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Tag: Annie Ernaux

Philippe Vilain, Mauvais élève

Philippe Vilain, Mauvais élève

« Le jeune homme de Rouen » Philippe Vilain et Annie Ernaux n’ont eu de cesse depuis des décennies de s’écrire ; il ne s’agit pas tant d’une simple affaire de correspondance que de bel et bien écrire sur l’autre, chacun à son tour et sous de multiples formes : une thèse (celle de Vilain), de l’autofiction, du roman, des entretiens, des travaux universitaires et autres colloques consacrés à l’un ou l’autre ou aux deux. Cette fois-ci, une autobiographie, Mauvais élève, écho au Jeune…

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Celle qui voulait chanter des berceuses : entretien avec Marion Dessaules (Une enfance aux éclats)

Celle qui voulait chanter des berceuses : entretien avec Marion Dessaules (Une enfance aux éclats)

Marion Dessaules dit ne pas avoir d’imagination mais il ne faut pas la croire. Chez elle, de fait, la folle du logis a bien des rapports avec le réel. D’où le caractère particulier de l’oeuvre qui dépasse en densité et prégnance celle d’une Annie Ernaux et ses trucs au fil du temps ou d’une Marie-Hélène Lafon et sa naïveté agraire. Post Views: 54

Mylène Besson, Les femmes qui rient

Mylène Besson, Les femmes qui rient

Souris Sur un immense dessin-panneau de 13,60 x 2,65 m. Mylène Besson représente trente femmes nues, rieuses en taille réelle dans ce qui tient d’un nu collectif. Mais qu’on ne s’y trompe pas : quoique dévêtues les femmes qui rient de le créatrice (visible là en auto-portrait) ne sont pas à moitié dans le lit des mâles. Elles ont mieux à faire – même si – lorsqu’elles en ont envie – les rieuses chérissent ce qu’on appelait jadis la bagatelle….

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Eva Bergera l’Intranquille – entretien avec l’artiste (« Bondieuserie »)

Eva Bergera l’Intranquille – entretien avec l’artiste (« Bondieuserie »)

Certains voulurent voir en Eva Bergera une nunuche ou un délurée. Elle s’en souvient. Comme de ce que disait la mère (ou d’autres). Et pour leur faire plaisir, nous pourrons ajouter de souverains poncifs : « Fais les choses comme elles doivent se faire », « J’espère que tu iras te confesser », « Ne sois jamais plus proche de quelqu’un que de ta chaise », « Accompagner partout les garçons te conduira nulle part », « Seuls les filles maigres comme un clou rendent les hommes marteaux », « Les…

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Geneviève Huttin, Ecrire malgré nous (1951 – 1968)

Geneviève Huttin, Ecrire malgré nous (1951 – 1968)

« Vertes » années Une nouvelle fois Geneviève Huttin étonne. Elle propose une sorte de journal intime sidérant à plus d’un titre. D’abord au « je » égotique, l’auteure préfère toutes les autres sujets : tu, il, nous, vous, ils voire le neutre. Manière de faire écho à un de ses personnages et de ne pas pratiquer le « je » « soit « parce qu’elle n’avait pas de choses extraordinaires à vous dire, soit qu’elle préférât n’avoir rien vu ». Ce…

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