Sonia Elvireanu, La lumière du crépuscule / La luce del crepusculo
Mystique et mystère
De tels poèmes évoquent parfois un bruissement de soie. L’auteure y glisse entre les lignes, qu’elle écrit entre sensualité et métaphysique. Elle est ainsi si proche des lointains de la lumière qui existent en elle et qu’elle hume parfois d’un simple parfum de thé.
Cela permet de saisir sa complexité et justesse psychologiques et d’atteindre la richesse d’une auteur qui relie la sensualité évoquée et l’appel des lointains célestes. Sans prêcher des doctrines, des slogans elle chante les louanges célestes ne cherchant jamais bavardages et platitudes ni effets de style insistant. Demeurent cependant des aspects dynamiques et vivants, là où chaque poème devient une opération, une ouverture.
Ici, l’esprit de la connaissance divine crée une mystique là où Soniza Elvireanu brûle « d’une dernière flamme/pour brûler la mélancolie ». Certes, le monde est là mais le temps allume un « cône ». Il monte vers le ciel. La poétesse possède par cela le crépuscule mais en un hymen avec l’aube. Elle enveloppe l’être et effleure son mystère.
jean-paul gavard-perret
Sonia Elvireanu, La lumière du crépuscule / La luce del crepusculo, Trad. Giuliano Landolfi, Edition Landolfi, Borgomanero, 2025, 121 p. – 13, 00 €.