Pouffe et Pouf

Pouffe et Pouf

Tout change sur les moyens mis en œuvre et la durée de leurs effets. Aptes à saisir la beauté exilée, leurs croyances et leurs espoirs dans les décombres de la modernité, une chose demeure. Attirés par les marges, libres comme l’aire, sans jamais prendre de pincettes et à cheval sur deux chaises, ils comptent les maux qui sont les grabats de leur vie à la fadeur de la mie et la pâleur de l’hostie.

Face à sa rondeur, leurs pavés dans la mare sont toujours excessifs et rendent leurs pieds mouillés là dans leur faubourg où recommence chaque enfance avec bien des claques dispensées comme à la fête. Petits êtres honnêtes et bien disposés, ils rendent la monnaie empruntée aux vieux singes puis appellent leur chat un chat. A savoir l’amour. Il reste toujours le cœur sur la main même s’il est si fragile.

jean-paul gavard-perret

Photo : Bruce Davidson

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