Perle Vallens, Solo

Perle Vallens, Solo

Perle Vallens propose une question : Comment et pourquoi aimer son enfant ? Elle va même plus loin en cherchant où se cache l’instinct maternel – que ce soit en une partie du corps ou du cerveau. Dans une poésie d’une force organique, l’auteure nous donne des réponses à tout et par l’exemple.
Perle Vallens n’a rien de naïve, elle est intelligente, profonde et crée une poésie où la vie s’entend au milieu de ses propres doutes, creusant plus à fond ce que Virginia Woolf chercha confusément.

L’auteure saisit, loin d’une mélancolie de la vie, le lien essentiel qui soude une mère et son enfant en s’ouvrant à elle-même mais aussi à la société qui l’entoure. Tout dans un tel rapport est ausculté avec précision par les mots d’un texte rare car ils forgent une« differance » dont parlait Derrida. Dans un tel rapprochement et posture, le flux de la conscience voire de l’inconscient jaillit. Le tout avec incarnation mais pudeur.

Ici, la femme est nue mentalement. Une telle poésie dérange car elle s’ouvre moins sur l’imaginaire que sur le réel. Aux lectrices et lecteurs de s’y infiltrer et s’enfoncer. La vie s’y rattache. Si bien qu’un miracle de l’amour devient un accomplissement jusque dans ses fêlures. Mère et enfant se le révèlent en nous faisant participer à une telle quête. L’épaisseur humaine participe à une telle « éclosion » où le solo est deux.

Perle Vallens, Solo, Tarmac, 2025, 56 p. – 15,00 €.

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