Mao met les voiles
(Pie ment – et pares-hures)
L’objet, c’est le fétiche jeté devant nos yeux, et en pâture à nos désirs, il bouche le trou de Dieu rétif à la représentation mais qui aime tant qu’on le nomme et le loue. A ce titre, les monothéismes n’ont cessé de refouler les fétiches au nom de Dieu et sa lumière, sous l’ombre de divers uniformes. Leur Tout reste plus abstrait qu’une pierre précieuse ou que les spéculations des assurances vendues par Séraphin Lampion chez Tintin.
Il y a chez Dieu du Marx, du Freud dans le bric à brac métaphysique du monde. Et son théâtre s’y étend même si, dans divers temples, il passe en courant d’air. En face, tout fétiche, par ses attributs matériels, reste l’opposé de Dieu. De ce dernier n’existe aucun archivage de son corps.
jean-paul gavard-perret
Photographie : Cait Kelly