Paul de Pignol, Débord du corps

Paul de Pignol, Débord du corps

Dans la folle incertitude des sentiers du corps

Paul de Pignol ne crée pas des corps pour mémoire mais dans le but d’un forçage des yeux afin qu’ils les voient en guise d’unique paysage. Existent là des passages buissonniers pour s’extraire des forêts du monde et rejoindre celles des songes aux étranges saules ou noisetiers. Le sentier du corps est aussi âpre qu’altier. Parfois, des monticules couvrent certains genêts gardiens d’un paradis terrestre.
D’où des suites de parades sauvages là où au descriptif font place des fantasmagories qui ont bien plus à dire et surtout à montrer. Femmes totems des sculptures, femmes buissons des dessins créent des élans, des pulsions de désir ou de détestations parmi les hommes et les filles qu’elles subjuguent.

Tout se passe néanmoins comme si Paul de Pignol se délestait de leur rencontre, échappait à leurs frasques par ses immobilisations ou ses entrelacs. Mais il ne s’en fait jamais le banal chroniqueur, il anticipe leur déploiement, s’y plie, s’y conforme par l’indiscrétion – toujours originale- des lignes et des rondeur des formes.

jean-paul gavard-perret

Paul de Pignol,  Débord du corps, Editions Fata Morgana, Fontfroide le Haut, 2017, 24 p. – 240,00 €.

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