Oh rions, enchaînés
Il en pousse des poils, même au long des poèmes ! ils ont les mêmes problèmes que nous côté torse et crâne. A chacun d’opérer des techniques d’épilations dans leur soupe de vers. Le genre permet de faire le tri autant que la vraisemblance, la psychologie et les opinions de tout le bordel. Au saugrenu, préférons toute dialectique car il faut bien rire en parodie d’étrangeté, gags ou autres obscénités.
D’ailleurs, tout reste autant subliminal que grotesque. Soyons comportementaux plus que partisans de la barbouille sans pour autant caresser l’avant-gardisme. Troquons au besoin la queue pour la tête. Là, ça ne mange pas de pain et constatons notre désinvolture plutôt que le sérieux.
Un dièse est même bienvenu : on écrit comme on cause, même si cela vous gêne un peu fort que vous êtes en goût bon voire chichiteux à l’authenticité. Je m’alterne moi-même, m’affronte, m’étreins à coup d’idiomes idiots sans hésiter à changer tessiture et tonalité grâce auxquelles il n’y a même pas de poésie quoique scintillante d’imbécillité.
Mais tout va bien finir par se passer : embrassons-nous, Folleville ou autres freluquettes du même acabit – je suis alors plusieurs fois fort marri.
jean-paul gavard-perret
Photo de Camille Brasselet
