Les enchanteurs pourrissants
(Faure en je t’aime)
Chaque année, tout politique publie son propre livre (à colorier). Il prétend comprendre quelque chose à tout même si ce type d’étincelle s’éteint sans même un beau et romantique soleil couchant. Chacun reste la mauvaise langue de ses compères. Mais si i l’un d’eux entreprend la transformation de l’aloès en sucre ou la démocratie en révolution : c’est raté.
Au mieux, chacun revient sur ses pas et en mandarin curaçao transforme son programme en catéchisme. Il prend l’attitude d’escargot armé d’un postiche. Il sort tout le temps mais afin d’y parvenir rentre aussi tard que tôt. Papillon que la lumière attire, il la frôle de sa puissance voluptuaire en tenant sa doxa en un amas de poussière. Rien n’existe sous ses mots mais en tire par défi ses ficelles. Chacun se prend pour Napoléon, Rimbaud, Wagner voire Coty ou Félix Faure lui-même.
jean-paul gavard-perret
Photo Cindy Sherman