Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire – Tome 9 : « La Fête féroce »

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire – Tome 9 : « La Fête féroce »

Suite des mésaventures des orphelins Baudelaire, transformés en bêtes de foire pour échapper à l’infâme Olaf

Bienvenue au cirque Caligari Folies. Un spectacle inoubliable vous y attend. Au programme :
– voyance à l’aide d’une boule de cristal qui vous permettra d’en apprendre plus sur le sigle VDC ;
– un grand huit aux wagonnets rouillés ;
– une foire aux monstres avec un bossu, un ambidextre, une contorsionniste, un monstre à deux têtes (celles bien remplies de Violette et Klaus !) Et un enfant-loup qui mord tout ce qui bouge (grâce aux quenottes aiguisées de Prunille) ;
– et le clou du spectacle : fosse aux lions affamés, prêts à dévorer les monstres ci-dessus nommés.
Autant dire que nos trois orphelins Baudelaire, devenus maîtres du déguisement, auront bien du fil à retordre en épiant l’infâme Comte Olaf, qui sait peut-être si un de leurs parents est vivant. Un neuvième tour qu’il leur faudra jouer sans filet, pour une fête des plus féroces !

Le neuvième tome des désastreuses aventures des orphelins Baudelaire entraîne cette fois-ci le lecteur dans le monde du cirque, un cirque hors normes qui sert une fois encore de repaire aux vilains, et surtout à l’infâme Comte Olaf, prêt à tout pour mettre la main sur la fortune des trois orphelins. Comme d’habitude, Lemony Snicket nous régale avec les malheurs de ces trois orphelins, et tels les fauves qu’ils doivent affronter, le lecteur se lèche à l’avance les babines de leurs mésaventures. L’auteur transforme les trois enfants en « bêtes de foire », devant un public plus « bête » encore. Finalement, les orphelins sont en perpétuelle représentation dans ce nouveau tome, et le lecteur devient spectateur forcé de leurs malheurs, Lemony Snicket réussissant ainsi une belle mise en abyme.
Il incite le jeune lecteur à réfléchir sur la monstruosité de certains comportements humains, et à accepter la différence des autres. Et son style reste inimitable : se rapprochant des nouvellistes du XIXe siècle, il crée une série qui devient un véritable cycle romanesque d’apprentissage, donnant au passage des leçons de vocabulaire, comme ici avec le « déjà-vu ».
Ce neuvième tome nous rapproche également du dénouement qui nous sera livré à la fin de l’année 2004, en même temps que l’adaptation cinématographique de ces « désastreuses aventures », avec Jim Carey dans le rôle d’Olaf. On en trépigne d’impatience.

franck boussard

Lemony Snicket, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire – Tome 9 : « La Fête féroce » (traduit de l’anglais par Rose-Marie Vassallo), Nathan, 2004, 254 p. – 12,00 €.

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