Joyeux Noël, Splat ! / Joyeux Noël, Splat ! / Les Tollins, contes explosifs pour enfants / Rêves de liberté

Joyeux Noël, Splat ! / Joyeux Noël, Splat ! / Les Tollins, contes explosifs pour enfants / Rêves de liberté

Dès 3 ans. Jusqu’à 15ans.

Pas de liste de Noël sans conte de Noël ! En voici un que les petits lecteurs vont adorer. Splat, un chat noir en peluche synthétique avec des yeux en forme de billes, prépare sa lettre au Père Noël. Son souhait ? « un très, très gros cadeau » ! Mais la petite sœur de Splat, une chatte blanche qui a les mêmes yeux que son frère et les gentilles attentions d’une petite sœur, intervient : « Tu es sûr d’avoir été assez gentil ? » Evidemment qu’il en est sûr. Cependant, peu à peu le doute s’installe et Splat décide de redoubler de gentillesse, quitte à en faire trop, pour mériter son gros cadeau. Est-ce que ce sera suffisant ?
À travers une courte histoire, attendrissante sans être niaise, et des illustrations expressives et colorées, Splat le chat traduit les sentiments que peut éprouver un petit enfant, ici, le doute et l’anxiété. Ce personnage attachant deviendra bien vite un compagnon indispensable.

Rob Scotton, Joyeux Noël, Splat !, trad. de l’anglais par Rose-Marie Vassallo, Nathan, octobre 2010. – 12 p. 25,4 x 25,4 cm, 12,90 €. Dès 3 ans.

 

Il était une fois… comme le début de La Belle au bois dormant mais la comparaison s’arrête là. Il y a bien un roi, une reine, une naissance et une ribambelle de fées mais point de fuseau. La jolie princesse qui a hérité de la fée Margareth, une Carabosse sexy, l’encombrant don de perfection, apprend de sa mère mourante qu’elle pourra en changer le jour de ses seize ans. Ayant passé son enfance à satisfaire son entourage, Princesse Perfection est troublée de ne pouvoir empêcher la mort de sa mère, ni le remariage de son père avec Margareth. Et quel est ce mystérieux don qui consiste à nommer ses désirs ?
Cet album est une merveille tant par l’intelligence de l’histoire que la richesse des illustrations. Si c’est le roi qui décide au début du livre, à la fin de l’histoire c’est la Princesse qui prend sa vie en main après avoir fait quelques concessions car la vie n’est pas parfaite.
Les dessins luxueux sont remplis de trouvailles humoristiques : les servantes du château passent l’aspirateur, la gentille fée a une coupe rasta et le prince charmant une curieuse monture. Un conte féministe féminin inventif et réjouissant.

Frédéric Kessler, La princesse parfaite, ill. Valérie Dumas, Editions Thierry Magnier, octobre 2010 – 40 p. 22,5 x 27,5 cm, 15,50 €. Dès 5 ans.

 

Les Tollins sont de petites créatures ailées cachées dans les hautes herbes de la campagne anglaise. Ils adorent danser et vivent paisiblement entre les fées, dont les ailes font d’excellents mouchoirs et les elfes minuscules qu’ils ont tendance à écraser par mégarde. Toutefois, au cours des trois histoires qui composent ce recueil, ils croisent des empêcheurs de danser en rond qui mettent leur existence en péril : les humains, surnommés les barbus, qui les utilisent comme colorant pour feu d’artifice, les Tollins de l’ombre qui veulent prendre le pouvoir et les ignorants de partout qui nuisent au progrès technique et médical. Lucio, un Tollin avant-gardiste et futé, aidé de Grunion le guérisseur et de Candela la fille du Haut Tollin, n’hésite pas à braver tous les dangers pour secourir son peuple.
Dans ce beau livre aussi jubilatoire à lire qu’à feuilleter, on suit avec plaisir les aventures de ce personnage qui invente des machines loufoques pour parvenir à ses fins et parle avec l’insolence d’un affreux Jojo.

Conn Iggulden, Les Tollins, contes explosifs pour enfants, ill. Lizzy Duncan, trad. de l’anglais par Rose-Marie Vassallo, Nathan, octobre 2010. – 176 p. 19,6 x 25 cm, 16,50 €. Dès 8 ans.

 

En ce début de vingtième siècle en Corée, une jeune fille de treize ans doit songer à se marier. Mais contre l’avis de ses parents, Myeong-hye aimerait faire des études secondaires. Grâce au soutien de son frère aîné, Bébé peut gagner un prénom et rejoindre une école à Séoul. Cependant, la ville qui est sous occupation japonaise, n’a rien d’un paradis, surtout pour les Coréens. Durant trois années, le lecteur voit évoluer la jeune fille à travers les traditions de son pays, ses rencontres à Séoul et la découverte d’une vocation. Sur fond de révolution, c’est l’histoire de la condition féminine en Corée qui est finement évoquée à travers une héroïne attachante et passionnée. Destinée à être une épouse illettrée, Myeong-hye deviendra médecin.
Rêves de liberté est un des titre de la collection « Matins calmes » qui propose des romans pour la jeunesse issues de la littérature coréenne classique ou contemporaine.

Kim Soyeon, Rêves de liberté, trad. du coréen par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel. Flammarion – Chan-Ok, août 2010 (coll. « Matins calmes ») – 192 p. – 10,90 €. Dès 12 ans.

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