Impaires flexions

Impaires flexions

Les amants sont en nombre croissant mais l’amour n’a plus d’ailes – il sombre au bout de quelques jours volés au vent. Ils se disent peu de choses et les rivières courent sous le ciel. Ils sont mangés par les bêtes de la nuit, regrettent,  pleurent leurs échecs d’adolescent. Chacun  prend le monde en pleine figure – leur mère le sait – elle a déjà expérimenté la peine du monde.

Octobre  aura le dernier mot, dans ses habits de soleil, ou dans ses pluies. Le couple d’amoureux mime,dans la fin de l’idylle, la robinsonnade ou la grisaille. L’homme offre des roses pour tous les baisers refusés car les fleuristes ouvrent le dimanche. La femme garde un visage figé devant un tel, roman disloqué par négligence. Leur passé deviendra de la connivence, l’oubli.

Photo : Géraldine Lay

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