Hugo Horst, Les Cendres de l’amante asiatique

Hugo Horst, Les Cendres de l’amante asiatique

Un inspecteur de police enquête sur des meurtres dans le milieu de l’édition.

Ce court récit repose sur la rencontre d’un inspecteur de police de Paris, Luce Schlomo, avec Linxia, une jeune Chinoise correctrice d’épreuves pour des maisons d’édition qui a tenté de se suicider en se jetant dans la Seine.

D’édition, justement, il est beaucoup question : il semble que le monde éditorial soit touché par une série de meurtres – un, puis deux, et un troisième encore… Une loi des series qui ne relève peut-être pas du hasard. À chaque fois, Schlomo découvre un coupable qui a le malheur d’être idéal. Pourtant, le doute s’installe et il commence à envisager l’hypothèse d’un tueur en série – d’autant que toutes les victimes ont un point commun : elles étaient en relation avec un nègre maître chanteur.

Et que dire de la fantasque Linxia dont il tombe éperdument amoureux mais qui le fuit tout en croisant sans arrêt son chemin ? Luce sent la police des polices pointer son nez alors qu’il plonge dans un alcoolisme salvateur. Réussira-t-il à percer le mystère de Linxia, de son invisible sœur jumelle et de ces meurtres ?

Là repose l’enjeu de ce court polar ultra-conventionnel à l’écriture simple mais captivante, qui reste dans la droite ligne du roman d’enquête traditionnel. Luce est un personnage attachant. Linxia incarne le mystère et le charme propres à l’Orient. Les Cendres de l’amante asiatique ne transcende certes pas les productions de même registre mais demeure plaisant et agréable à lire.
Hugo Hors a publié deux autres romans chez Zulma, dans la même collection : Le Confesseur en 1997 et Tango chinois l’année suivante.

julien védrenne

   
 

Hugo Horst, Les Cendres de l’amante asiatique, Zulma coll. « Quatre-bis », 2002, 121 p. – 10,50 €.

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