Graziano Arici, Origine delle cose di Venezia (expositions)

Graziano Arici, Origine delle cose di Venezia (expositions)

Pour la première fois, des photographies des fouilles archéologiques de la lagune de Venise par Graziano Arici sont présentées au public dans une exposition.  Après des études de sociologie, il s’est tourné vers la photographie, se spécialisant dans le domaine du théâtre, du portrait et de la culture. Il a longtemps été le photographe attitré de la Fenice, du palazzo Grassi, du monde de l’art et de la culture à Venise et ailleurs, de Berlin à l’hérésie cathare, en passant par le ghetto de Venise ou l’ex-Yougoslavie. Pendant plusieurs décennies, il a documenté systématiquement les recherches archéologiques dans la lagune et la ville de Venise, mettant aussi en lumière les dommages générés par la surexploitation touristique.

Graziano Arici  rappelle que l’eau n’a pas de mémoire, l’eau ne sait pas si la ville qu’elle baigne s’appelle Venise ou Rome. Mais sa mémoire enrichit la boue, pousse dans les bas-fonds immondes, s’enferme dans les sédiments, se disperse mais ne disparaît pas dans la vase des marais et des lagunes. Surgie des bas-fonds et enrichissant  la confusion des pierres, sur lesquels la marée monte, la mémoire recommence sous l’eau et se redécouvre l’origine là où l’histoire s’est brisée.

Surgissent parfois des Sirènes inconnues des lagunes qui sont des divinités féroces qui détestent les chemins établis, les traces évidentes, les noms, les siècles. C’est là que grandit le ventre de la lagune, et dans ce ventre il y a un mélange dans lequel jusqu’à présent il semble impossible de pouvoir découvrir le « monument », trouver le chef-d’œuvre séduisant pour saisir la beauté d’une magnificence en marbre ou en bronze. 

jean-paul gavard-perret

Graziano Arici,
Not is the winter of our discontent, Musée Réattu du 12 juin au 3 octobre 2025 et
– Origine delle cose di Venezia, Festival OFF n°92, du 7 juillet au 5 octobre 2025.

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