Go d’art, go d’eau

Go d’art, go d’eau

Mer au bout de l’extravagance est un visage bleu jaune rouge sous les yachts inutiles et devant les terrasses de la Méditerranée. Certaines et certains vivent l’ennui sur sa plage en jouant des lignes de leurs hanches. Existe souvent la fluidité́ de leurs expériences sanglées de la mécanique de l’intelligence pour la drague en forme de substance. Giclent parfois les surenchères de questions, le sel du vent et les histoires de couples blasés sous la tonalité́ explicite de leur indifférence. 

Emerge la déliquescence entre eau et terre. Ses derniers galets servent de suicide orchestré par la définition rimbaldienne du réel et la facilité de pas sous les morceaux de ciel. Reste néanmoins au sud de la France l’éloquence de la mer retrouvée et sa capacité́ à adapter la beauté́ des corps et l’inexploitation de la souffrance en guise d’atermoiement de l’éternité́. Il y a là des visages sans fond sauf quand Anna Karina devint sculpture aléatoire et quand B. B. fut non seulement l’agrément mais la tergiversation de nos mémoires. La mer avec le cinéma devint en nouvelles vagues surtout grâce à Godard, Pierrot lunaire, sa folie du sage. A ce Pierre, ne jetons pas la pierre si l’on en croit un film moins célèbre. 

jean-paul gavard-perret

Photo : Alexandre Morelli

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