Gilles Balmet, Ecritures et autres travaux récents (exposition)
Se rapprochant d’une forme de « langage » ou aussi de paysages, Gilles Balmet ne cherche pas une représentation mais ce qu’il nomme des « pratiques processuelles » dans la circulation de la matière et le contrôle par les gestes. Certes, le réalisme est donc toujours possible, ce qui n’exclut pas un sens du sublime. Il existe même parfois dans ses œuvres paysagères du Caspar David Friedrich.
Plus généralement, l’artiste aime faire découvrir de nouveaux espaces qui tuent une certaine mélancolie là où elle semble perdurer. Ses peintures combinent plusieurs échelles pour suggérer des espaces microscopiques ou macroscopiques.
Dans chaque type de figuration se développe un côté tellurique mais aussi abstractif à travers ses expérimentations à l’aide de multiples supports dont des papiers de différents formats que l’artiste transfère parfois sur toile.
Tout est bon pour le créateur : autant au niveau des supports que des matières picturales. Leurs oppositions peuvent opérer des glissements de « vocabulaire » et des effets visuels qui transforment l’idée générique donc initiale pour créer une poésie visuelle inédite.
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jean-paul gavard-perret
Gilles Balmet, Ecritures et autres travaux récents, Galerie L’Antichambre, Chambéry, avril-mai 2022.
