Gian Marco Sanna, Paradise

Gian Marco Sanna, Paradise

Le rouge pour tout voir

Paradise est une série « apocalyptique » où le monde n’apparaît qu’en trois nuances : noires, rouges et blanches. S’y croisent plantes étranges, animaux sauvages et quelques âmes errantes. Le photographe de Rome interroge par cet angle « nos tendances autodestructrices et nous avertit : sans changement, notre planète court à sa perte » écrit G-M Sanna.

Pour lui et dès l’adolescence, la photographie était un moyen de s’évader. Mais elle est devenue nécessaire pour exprimer ce qui lui tient à cœur – entre autres la situation écologique déplorable de Rome.

Travailler de nuit, avec le flash, apporte d’autres niveaux d’intensité, selon la direction de la lumière.« Si bien que j’ai eu de plus en plus de mal à capturer mes sujets de jour » écrit-il. Mais pour Paradise, c’est une autre histoire : se détacher du réel par le filtre rouge permet de révéler ce qui demeure invisible à l’œil nu.

jean-paul gavard-perret

Gian Marco Sanna, Paradise, Artphilein Editions, 2024, 90 p. – 38,00 €.

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