Francesca Paola Cilento, Il gioco della Sibilla

Francesca Paola Cilento, Il gioco della Sibilla

Ce qu’elle ne dit pas

Rentrer dans les photographie de la Napolitaine Francesca Paola Cilento, c’est entrer dans les cercles de sa psyché d’où sortent des silences, des souvenirs dont elle vit dans le grenier pour souffler et chevaucher les fragments par les statues en ruine qu’elle photographie.
Elle montre ce qu’elle ne dit pas (et aussi à un homme précis). Elle marche entre ces lieux qui pour elle sont habituels et nouveaux. Mais soudain, tout revient dans tous les coins de chaque visage emprisonné dans de tels lieux.

Ce sont des visages qui se dévoilent, lentement, au fil du temps. Ils interrogent cette Sibille. Elle y marche dans ses pensées, ses questions. D’où l’antre, la légende, les suggestions de ce qui devient son conte imaginaire
Des courbes déplacent le temps, créent de nouveaux regards intérieurs, rouvrent des frontières, parcourent des émotions en des rencontres de l’Homme  par des séparations, des traversées, des passages.

A la fois elle les emmène à l’intérieur ou les laisse dehors. Le rêve de l’avenir se passe du présent en un outre-passé.

jean-paul gavard-perret

Francesca Paola Cilento, Il gioco della Sibill, Agorà di Cult, Fiaf.net, Italie, 2024.

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