Fiat luxe

Fiat luxe

Un peu Quichotte en son genre, Deleuze passa de monde en monde, de logos en paroles. L’époque contemporaine lui ressembla car son geste fut politique et les règles de son jeu émergèrent de ses discours hachurés non malgré mais grâce à eux. Une oralité alla tricotant une sorte de casuistique généralisée avec souvent l’a priori de l’imagination plus que de la réflexion
Après le tachisme de Van Gogh et ses tons rompus, émergèrent les bavardages de parcelles en feuilletons multipliés de Deleuze. Dans ces « shows » il traversa la pensée comme une onde, et la philosophie en général de la troupe de Bourbaki. Ce fut histoire de gagner la coupe du démantèlement. Dans ce type d’Agora, il ménagea bien des fissures. Mais, avec le temps, elles firent joints selon une ligne prolongeable en prenant d’autres chemins que du A au B sous des opérations (entendons ouvertures) plus virtuelles qu’intéressantes.

Comme Leibniz qui par son Dieu explora d’autres mondes possibles, Deleuze pensa que le nôtre tint par la ventilation de son logos. En cette soufflerie, le rationnel explora dans le réel d’autres racines et bifurcations. De ces traces vocales se remarquèrent des percolateurs de bulles d’univers voire des suppléments de bugs. Mais la douce hospitalité à succès d’une telle pensée s’approche moins de l’avenir que du passé. Cette vison s’épuise dans les disjonctions des prédicats et prédications. Finalement un tel fiat fut un luxe. Et sa phénoménologie une histoire virtuelle. Parions que l’I.A. et ses processus joueront des méditations deleuziennes. Images comprises. Dont celle de la plus belle femme du monde.

Photo : Maus Stevens Wagner

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