Eric Chassefière, Garder vivante la flamme du poème

Eric Chassefière, Garder vivante la flamme du poème

Rester vivant

La poésie d’Eric Chassefière marie toujours son écriture et son amour. Grace à lui, une femme au visage d’amadou (ou non) sait lire un homme qui n’affiche pas sur son front un secret lourd. Mais son écriture témoigne en flammes combien il est existant dans la vie amoureuse et poétique.

Un tel auteur n’est jamais claqueur de portes ou de piques. Son œuvre (comme ce livre) est de l’ordre des cimes, la langue sortie parmi les cieux, bleue, bâtie de petits poèmes. Ils cherchent la mollette des vents et les étoiles dans la nuit comme dans le jour où sa préférée n’est pas filante.

Elle trame un excès de sentiments pour connaître l’ivresse et le vertige comme la poésie d’Eric Chassefière le permet là où jamais la lumière n’exile. En vagues bien plus qu’en en vrac, il aimait pêcher l’amour et d’amour. Il l’écoute et l’accueille dans l’air vibrant même sur les « muettes collines » où il garde la clé de sa fée qui fait visiter l’existence pour l’atteindre encore et voir le monde.

jean-paul gavard-perret

Eric Chassefière, Garder vivante la flamme du poème, Editions Sémaphore, coll. Cahier nomade,  2024, 136 p. – 14,00 €.

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