Entretien avec Caroline Coppey (peintre)

Entretien avec Caroline Coppey (peintre)

Caroline-Coppey : interview intempestive

Papiers Collés (200 x 160 cm sur bois), 2011

Lire la chronique de jean-paul gavard-perret sur la dernière exposition de l ‘artiste

lelitteraire.com : Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
C.C : Mes enfants, la lumière, le désir, le souvenir de ce que j’ai laissé à l’atelier la veille.

Que sont devenus vos rêves d’enfant ?
Ils ont toujours là, bien ancrés, je ne peux m’en débarrasser.

 A quoi avez-vous renoncé ?
A avoir un enfant de plus, peut-être.

D’où venez-vous ?
Je ne sais pas, c’est bien là la question.

Qu’avez-vous reçu en dot ? 
Une absence de mots et une révolte qui m’ont conduite tout droit à la peinture.

Qu’avez vous dû « plaquer » pour votre travail ?
Les hommes finissent par se lasser de devoir embrasser l’art en même temps que l’artiste!

Un petit plaisir – quotidien ou non ?
Prendre le thé en regardant le vent dans les arbres et les nuages.

Qu’est-ce qui vous distingue des autres artistes ?
Chaque artiste, comme chaque individu, est unique, j’aimerais surtout ressembler davantage aux artistes que j’aime.

Où travaillez vous et comment ?
Je travaille dans mon atelier, uniquement à la lumière du jour, la lumière vient de gauche.

Quelles musiques écoutez-vous en travaillant ?
J’écoute la musique du silence.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
L’amour fou d’André Breton.

Quel film vous fait pleurer ?
Portrait d’une enfant déchue de Jerry Schatzberg, avec Faye Dunaway.

Quand vous vous regardez dans un miroir qui voyez vous ?
Je vois celle que j’ai été et j’imagine celle que je serai.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
J’ose toujours prendre la plume. Il est plus difficile pour moi de parler.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Paris. J’ai la chance de vivre dans un mythe.

Quels sont les artistes dont vous vous sentez le plus proche ?
Joan Mitchell, Mark Rothko, Piet Mondrian.

Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Des marques d’affection sincères.

Que défendez-vous ?
Une certaine vision de l’homme et de son rapport à ses semblables

Que vous inspire la phrase de Lacan : « L’Amour c’est donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas »?
Je crois que l’amour meurt de notre incapacité à y croire.

Que pensez vous de celle de W. Allen : « La réponse est oui mais quelle était la question ? »
Je crois qu’on est malheureux quand on se sait pas dire oui, mais qu’on peut être malheureux aussi quand on ne sait pas dire non… Tout dépend à qui on s’adresse.

Propos recueillis pour lelitteraire.com par jean-paul gavard-perret en septembre 2012.

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