Corps seau

Corps seau

Mes phrases – au sel venu des cigales et parfois en pentamètres des cafards – sont le jus de ma Bible (d’occase) à lire aux coins de rues sur papier glacé dont l’encre frotte les paumes sous les éclats de lune. Entre le faubourg du Reclus et la route de Chamousset, je la griffonne pour vous d’instinct.

Son chemin coule du minuscule ruisseau de mon âme dure et éclatante qui fut longtemps un linge ami donné. D’où ma foi capricieuse et ma science qui chahutait au fond de la classe. Maintenant, je ne crois qu’à la mienne pour l’émerveillement de ma compréhension. Elle dégouline du menton comme du sperme venu lors de rencontres selon certaines fréquences et conditions où bascule le corps dit mystique en sa petite mort.

Photo : Jay Blakesberg

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