Camera à Turin (expositions)
Turin : mystère et magie de la photographie
Turin est qualifiée d’ésotérique et d’intrigante. Sa réputation fut établi dès l’apparition de la photographie qui, à cette époque-là, oscillait entre science, art, magie en tant que un miroir capable de refléter le réel et d’en préserver la trace.
La ville compte parmi ses illustres visiteurs des alchimistes célèbres tels que Nostradamus et Cagliostro. A partir de l’église de la Gran Madre di Dio, construite au début des années 1800, sur le site du temple dédié à la déesse égyptienne Isis, une de ses des statues indique l’emplacement secret du Saint Graal. En 1839, son daguerréotype fut réalisé par Enrico Federico et est considéré comme la première photographie de la ville et il produisit l’un des tout premiers dispositifs photographiques en Italie.
La Mole Antonelliana abrite aujourd’hui, le « Museo Nazionale del Cinema » et accueille « Pazza Idea. Beyond ‘68 : Pop Icons in Angelo Frontoni’s Photography », qui raconte l’histoire des protagonistes de la scène artistique et musicale de l’époque, tout en reflétant les évolutions du goût et de l’imaginaire collectif dont celle de Linda Fregni.
Une rue à portiques – Via Po – relie Piazza Castello au fleuve. S’y trouve le cabinet de Cesare Lombroso – scientifique qui fonda le champ de l’anthropologie criminelle et fut expert pour la municipalité de Turin dans des affaires liées à l’hypnotisme et à l’ésotérisme. Il enquêta sur un cas présumé d’activité « poltergeist » dans la ville et créa ses « Transcendental Photographs » avec des ectoplasmes « clairement visibles ».
À proximité, « Camera » – Centro Italiano per la Fotografia, où Cristian Chironi interroge la relation entre photographie et performance. A la Galleria Umberto Benappi demeure le projet « Volatilia » avec des œuvres de Paolo Pellegrin consacrées au thème du vol et à ses formes dans la nature. Le Teatro Regio abrite des archives photographique de 250 000 images documentant ses activités. La GAM – Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea propose des dispositifs narratifs de photographies pour susciter des réflexions sur le présent.
Turin recèle bien des significations cachées de photographies d’hier et d’aujourd’hui. son Museo della Stregoneria Contemporanea conserve des artefacts de sorcellerie ancienne et contemporaine.
jean-paul gavard-perret
– « Camera » : Riccardo Ghilardi, Piano sequenza la Mole, Gallerie d’Italia-, Intesa Sanpaolo museum, Turin,
– Linda Fregni Nagler, « Anger Pleasure Fear », Museo Nazionale del Cinema, du 29 octobre 2025 au 1er mars 2026,
– Paolo Pellegin, Volatilita , NH Collection Piazza Carlina, du 25 octobre 2025 au 24 mai 2026.