Cécilia Jauniau & Eric, Place Dauphine

Cécilia Jauniau & Eric, Place Dauphine

Cécilia Jauniau garde l’art de pratiquer des raisons subliminales. Ses photos influencent la vision des voyeurs (et voyeuses) voire leurs songes naissants dans ses jeux non du hasard mais du réel (parfois légèrement caviardé).
A sa manière, elle réinvente un chant de Maldoror là où la pensée d’autrui veut s’infiltrer dans son sexe ouvert ou « épinglé ». La photographe par ses propres mises en scène, collages et sensations découvre, là où généralement reste du manque d’être, son intimité.

Existe là forcément un chapelet de désirs parfois agrafés dans un impensable dont il faut aimer le rêve de l’impudeur et de sa « fatale » beauté. Il s’agit toujours de regarder le sexe en face, dont l’honneur peut être parfois ouvert entre deux chaise. Il n’existe pas pour lui de mauvais profil. Celui-ci est toujours bon dans son long sillage. Et nous faisons bien des culbutes à travers ce miroir qui ne joue que très rarement avec son ombre. Et quoique marqué, le rose ne subit jamais d’ecchymoses.

Nous sommes plein de cette vision où, pour certains ou certaines, ils se peut que leur cerveau prenne l’eau. Et ce sexe parfois aussi. C’est un origami crocheté ou qui s’envole.
Pour Cecilia Jauniau, son sexe est plus que sa dauphine, sa muse et ranime nos flammes qui débordent de sa propre salive du fond de sa galerie. Tout reste fascinant, non sans humour discret, vériste. C’est l’éloge du secret. Éric le souligne.

Cécilia Jauniau & Eric, Place Dauphine, non paginé, à commander à La Musardine (Paris) ou chez la photographe.

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