Cas niche
(pour vie de chien)
Le visage est une dramatisation du désir, mais surtout une figure qui dépasse la subjectivité et aspire à habiter notre langage et le monde. Contemplons-le soit comme le chien Anubis gardien et passeur des mondes, soit un cerf-volant force de la nature ou du poète. L’altérité de celle qui dépasse toute perspective humaine, à côté d’Anubis , accompagne un mouvement de démythification du monde.
Elle le relève après que les mythes ont cédé en récits où leurs noms se perdent. Elle peut endosser le rôle de guide pour accompagner l’entrée dans un monde en mutation. Il ne s’agit pas de le structurer, mais de le prendre pour le bâtir sur sa colonne. Comprenons que loin des chaos possibles, elle reste le point de passage et seuil à partir duquel l’homme doit apprendre à se réinventer.
jean-paul gavard-perret
Photo : František Drtikol