Cafard n’a hommes et chat y ment

Cafard n’a hommes et chat y ment

(Qu’attendre ?)

Au nom de l’humanité qui tient encore, entamons des pourparlers avec les rapaces. Ils nous obligent à rester laquais et nourriture entre leurs mâchoires, crocs et molaires. Nous ne sommes qu’un gâteau mais dans l’espoir qu’un tel biscuit saupoudré d’un poison se mettrait à sauter.

Arrêtons l’anthropophagie communautaire tant notre servilité est grande et notre futur une plaisanterie obscène. Les Ubu, levant un seul doigt, ajoute à nos errances une fausse allégresse au nom des aubes anciennes et des crépuscules des jours. Leurs regards témoignent de leurs flammes tandis que nos bras, mains, jambes folles rament espérant un rivage.

La mort nous reconnaît. En fifres et tambours des trains qui continuent nos transports de bestiaux depuis plus d’un siècle. Qui, sous les châtaigniers, regarder passer ? Plus loin, les noyés dans leurs bras embrassent la mer. Et les pendus portent leur nuit sur leurs épaules.

jean-paul gavard-perret

Photo  Christine Valcke

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