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Author: jean-paul 2

Guy Martin, Le Grand Véfour

Guy Martin, Le Grand Véfour

Guy Martin et les heureuses accointances Au Grand Véfour, les pupilles se font myosotis d’autant que chaque proposition culinaire du propriétaire et chef du lieu offre un nouveau vertige. A sa manière, Guy Martin est un poète surréaliste. Il n’hésite pas à oser l’encens pour sa saveur comme le pratiquait les cuisiniers des contes de la Maison de Savoie-Piémont. En habile alchimiste, il durcit cette fragrance entêtante par des fraîcheurs sur la plus simple mais sublime éclipse d’un œuf sur…

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Femmes et moteurs ou les fables enfers de Jean Fontaine : entretien avec l’artiste

Femmes et moteurs ou les fables enfers de Jean Fontaine : entretien avec l’artiste

Malaxer, engorger, gêner la fluidité de l’objet et de corps, en déréaliser le sens et le genre reste l’objectif de Jean Fontaine. Femmes et moteurs sont considérés les unes comme une erreur de nature et les autres, comme celle de l’industrialisation. Leurs sculptures hybrides deviennent les indicateurs anticoagulants à une présence normalisée. Une suite de glissements et d’incartades obligent au questionnement. L’idéal admis est tordu pour être remplacé par un sens désaccordé mais poétique là où comme disait Lacan  :« ça…

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Robert Pinget, Le Chrysanthème

Robert Pinget, Le Chrysanthème

Dans la pièce radiophonique de Pinget rééditée par les éditions Zoé, « Le Chrysanthème » n’est plus la fleur trop triste fossoyeuse des morts. Son obscénité végétale unit autant qu’elle sépare. Il faut se préoccuper de la tenir salement dans nos propres bras en ignorant quelle pourrait être – à travers elle – notre prière ni pour qui, ni pourquoi. Fleur revenant de la fin, elle reste intarissablement ouverte. Le monde y demeure vivant, fait mine sinon de souffler comme…

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Julie Douart, Usage communal du corps féminin

Julie Douart, Usage communal du corps féminin

Lapins et tortue Avec son second roman, Julie Douard passe à la vitesse supérieure. Elle ose les flambées de l’imaginaire. Sans jouer les Lacan de bastringue, celui-là répond au patronyme de l’auteure. Tout en effet y est doux-hard au sein d’une fiction qui aurait comblé d’aise Queneau. Julie Douard vidange le bouillon de la fiction par le trou du pantalon de Gustave Machin – mixte, en plus égrillard et speedé, de Bouvard et Pécuchet. Lequel Machin répand le pissat de son…

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Perrine Le Querrec, Silence je me noie

Perrine Le Querrec, Silence je me noie

Perrine le Querrec l’Ardente Les mots de Perrine Le Querrec sont-ils sans ombres ? Ses mots sont-ils sans faille en son crime d’amour, en sa contemplation prismatique et quelque peu décalée ? Sans doute car pour elle chaque heure est l’heure du désir, l’heure sans fin et infime du délice. La langue comme la main passe et repasse en d’étranges signes de croix. Murmure pieux, coït buccal. Poésie virginale et de mater dolorosa. Le je de Perrine n’existe pas sans…

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