Guy Peellaert, The Game & Anecdotes Artistiques #5

Entre réa­lité et fantasme

Les quatre œuvres expé­ri­men­tales réunies dans “The Game”, “She and the Green Hairs”, “Cara­shi” et “Mar­sha Bron­son “parurent en feuille­ton dans Hara-Kiri entre 1968 et 1971.
Héri­tier des samidz­dats, du dadaïsme et de la révolte psy­ché­dé­lique et pion­nier d’une presse gonzo, Guy Pel­leaert imprima son style ou plu­tôt son lan­gage bourré d’humour noir, de cou­leurs acides en un alliage de des­sins et de photomontages.

Accom­pa­gnées de repro­duc­tions de planches ori­gi­nales et d’une pré­sen­ta­tion par Alexandre Devaux et Orson, ces oeuvres de Pel­laert conservent un effet sidé­rant entre réa­lité et fan­tasme pour faire un superbe pied de nez à toute une esthé­tique offi­cielle qui est ici retour­née et détour­née comme dans l’exposition de Basia Embi­ri­cos qui lui est consacrée.

Celui qui est sur­tout connu pour la cou­ver­ture d’un album de Bowie et de son propre album (gra­phique) sur l’histoire illus­trée de la rock et pop music fut le modèle même des artistes belges irré­gu­liers de la langue plas­tique qui réus­sissent des mélanges éton­nants et déton­nants.
Douze ans après sa mort, Peel­laert  reste l’iconoclaste aux bandes des­si­nées expé­ri­men­tales et au let­trage recon­nais­sable entre tous.

feuille­ter l’ouvrage The Game

jean-paul gavard-perret

Guy Peel­laert,
The Game, édi­tions Prai­rial, Paris, 2020
Anec­dotes Artis­tiques #5, Gale­rie Basia Embi­ri­cos, Paris, mai 2020.

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