Vespa va !

Vespa va !

Son centre tâtonne à la surface de ses diverses sphères. Imaginons leur joie et lumière plus que l’ombre et leur tristesse (non sans parfois de discrètes allusions psychologisante). Mais n’existe jamais nul oubli de son corps : Elle butine entre intimité errance et une sorte de fixité. Elle envahit ou pratique des chemins de dérives mais reste l’inconnue. Elle joue de l’intimité et de la distance.

Adossée contre l’éclat, elle regarde parfois l’ombre puis son corps, en plongeant, monte vers le ciel ; et celui-là est aussi solide que la lumière. Elle devient l’ouvert et le clos comme le jour entre deux nuits. Enivrée et paisiblement perdue, émane son goût de mûre qui jaillit de sa galaxie. Des calices, elle trouve le pollen et l’extase. Etant aussi mâle que femelle, chaque fleur attend la toute finissante caresse.

Photo : Ken Brower

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