André Velter, Où se risque la chance

André Velter, Où se risque la chance

Pour André Velter, ce livre devient celui de tous les jours ou presque. « A savoir ceux qui se jouent en discontinu, en sautes d’humeur, visions d’horreur, soupirs angéliques, rencontres imprévues, sollicitations toniques, commotions mentales et autres coups de cœur, de chapeau, de courroux délibérés. ». Bref et pour le dire ainsi : il y a du monde au balcon.

Mais là où s’égrènent les épisodes de l’épisodique, ceux-ci deviennent l’occasion d’ouvrir bien des réflexions cachées sous ce qui semble réflexe ou révérence. De fait, les pensées de Velter sèment à tout vent en son propre champ très significatif. L’auteur le désigne parfois comme « plus ou moins poétique ». Mais c’est une occasion rêvée pour un tel auteur, histoire de mixer l’abrupt et le passionné, le burlesque et l’extatique le tout dans une totale liberté de penser et d’écrire en célébrant tout ce qui devient pour Velter une écriture terrestre.

Pluridisciplinaire à sa façon, il explore et retranscrit ses perceptions du monde à travers ses interventions poétiques et engagées. Dans cette approche quasi encyclopédique se retrouvent (entre autres pour les célébrer) Lao Tseu, les Monty Python, Cesaria Evora, Maria Callas, Glen Baxter, Caspar David Friedrich, Joaquin Philip Glass et jusqu’à « La Marseillaise » façon de Django Reinhardt.
Mais grâce à un tel melting-pot, tout auteur se retrouve en ce cirque. Velter ne s’en veut pas le clown mais le maître de cérémonie.

André Velter, Où se risque la chance, Gallimard, collection NRF, 2026, 258 p. – 21,00 €.

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