Pour tour

Pour tour

Le plaisir tombe dans nos vies, toujours mêlé à quelque chose. Qui le nomme l’efface ou le fait disparaître à demi. C’est comme de la neige sortie de la nuit et qui se dépose du côté de l’illisible. Il mène quelque part et notre toit l’abrite, le soutient sans poser de questions.

La tête vide tel un bol rincé, nous nous tenons disponibles quoique mal identifiés. Nos mots le nomment si un effort nous conduit hors de son absence. Reste son fantôme de jour blanc. Il va vers le noir de l’aube, mais en patientant un peu, naissent des couleurs d’une oriflamme bandée de clarté contre l’opacité.

Photo : Joel Meyerowtitz

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