Beaux lots niais

Beaux lots niais

Du désordre ne demande rien. Ça ne coûte rien, même pas le prix d’une dévote culotte calibrée contre la fièvre. Deux doigts n’y peuvent glisser mais deux yeux se penchent sur la dentelle où la gibelotte est cachée. Ne va pas t’en plaindre. Sa propriétaire faisant la moue t’esquive. Abrège un tel détour dès que la nuit te nuit comme des pigeons sur une gouttière.

Des cauchemars agrafés au plafond, tes vampires intérieurs tu n’auras pas peur. Ils font des travaux psychiques et tes monstres ne sont plus grand-chose. Nager en ton gouffre ne vaut plus l’ancre à jeter. Et sois réglo avec ton cerveau effiloché ou rêche mais peu doué pour enfiler tes perles avant que rigueur et improvisation soient tes sœurs. Prélève dans le réel ce qui n’y existe pas. Même les oiseaux que Buffon nommait « chassemerdes » pour les différencier des sternes et mouettes.

Quand nous étions poètes, leur fiente nous tombait sur la tête. Plutôt que de rêver au grand air, il fallait prendre nos lunettes. Mais l’un était flou, l’autre plus ébréché que frêle.

Photo : Martin Parr

Laisser un commentaire