Pouce hier
L’impermanence étant existence fait varier apogées en déclins, déclins en apogées et ce, jusqu’à la naissance à la poussière sans contraste ni opposé. Rien de plus juste que l’avarie. Elle précise que ce qui nous tient relève d’un désavantage et d’une réparation là même où tout accident crée le dommage.
Nos cellules meurent, d’autres prennent leur place pour rehausser et rendre notre pâté plus harmonieux. Voilà qui nous reste à tirer de tout et sans la moindre rancœur. Inventons quelques centimètres de notre imagination pour éliminer notre pourrissement et nous enrichir au plus profond qui reste dans notre intérieur.
Dès lors, de notre rétrécissement verbum merdum bibendum nous devons agrafer, déplier, masser, tricoter, étirer, compoter ce qui nous reste. Le tout en sauts six épurés sans fracs ni fric en dos.
jean-paul gavard-perret
Peinture de Picabia
