Yves Leclair, Le parchemin enluminé

Yves Leclair, Le parchemin enluminé

Savoir admirer

Yves Leclair fait preuve d’alacrité. Jamais atrabilaire, il se veut au besoin primesautier, au besoin non formaliste pour écrire les frémissements de la vie, ses sensations sans oublier les êtres et les choses.La simplicité est au service du chant d’être au monde sans rien cacher de ce qui est offert en un partage et une invitation pour ranimer des instants. Existe une forme envoûtante de grâce et d’humour (voire d’amour) mais sans exhibitionnisme.

Leclair préfère explorer d’autres possibilités et des métamorphoses qui travaillent le monde. Contre l’ostentation, le plus simple registre reste de mise dans une telle invitation à son propre voyage. Nous le partageons dans cette perte d’équilibre qui n’a pas vraiment de nom et qui s’abreuve de la merveille d’un geste poétique.

Les mots remettent à vif ce qui reste parfois mais libère des incantations païennes. Elles réunissent les sphères cognitives et esthétiques de l’imaginaire poétique en un type original de subjectivation, en prise autant avec l’écriture et ses images qu’avec le réel et capables de le reconfigurer en une puissance heuristique.

jean-paul gavard-perret

Yves Leclair, Le parchemin enluminé,  Gallimard, collection Blanche,  juin 2024, 144 p. – 15,00 €.

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