Valérie Rouzeau, Quand je me deux
La poésie de Valérie Rouzeau est un délice qui n’a rien de simplement gracieux.
Sous la fragilité et l’ironie, un charme des profondeurs opère comme sans y toucher.
De l’amour et de ses échecs, la poétesse fait le tour. Il y a là des galants aux « élégants gants » qui touchent tant leurs yeux sont grands.
Si bien que l’ « Averse à la moi là renverse » donc ne tarde jamais surtout quand de tels distingués fringants en Fregoli plus que Glenn Gould jouent de plus du piano.
Ils peuvent dès lors vendre la peau de Valérie Rouzeau (la tête dans les étoiles) avant même de l’avoir aimée. Ce qui est un comble. La poétesse sait bien sûr que tout amour est mortel mais ce n’est pas une raison pour s’en priver.
Il y a là parfois de belles étrennes d’un jour de l’an en guise d’éternité.
jean-paul gavard-perret
Valérie Rouzeau, Quand je me deux, La Table Ronde, Paris, 2022, 110 p. – 6,70 €.
