Paul Fournel, Le bel appétit
Quand la poésie croque les fruits défendus Les poèmes (aux titres simples et précis : veau, blanquette, boudin, etc.) semblent renvoyer aux nourritures terrestres. Mais les mots font ce que leurs matières premières ne font pas. Ils ouvrent à la mémoire comme aux espoirs de régals qui n’ont rien de délétères ou d’étouffe-chrétiens. La cuisine d’hier comme d’aujourd’hui, en ses hybridations d’espaces et de temps, se dévore par les effets du scribe. Paul Fournel (le bien nommé) fait cohabiter des recettes…