La bouche sans lèvres
Seulement langue, mais lèvres incapables d’émettre ( ah labiales ! labiales ennemies !). S’insinue loin d’elles une trêve, une dérive où plaques d’ondes rampent et grouillent. Tout se dit désormais en bouche sans lèvres à force d’avoir été mordues. Leurs forces finissent par s’user, pourrir et mourir. A ce titre, articulons à leur sujet le mot « charnier », car il se prononce sans elles. La bouche n’est pas morte. Reste une frénésie qui parle de situations et même d’incertitudes….