Stéphanie Lugon, Jeune femme dans un intérieur lausannois
Au-delà d’une simple « discipline cérébrale » d’analyste picturale, Stéphanie Lugon permet à son propre corps et à ses émotions de parler.
Dès lors, son expérience intime donne l’occasion de laisser poindre la puissance de la peinture. Celle de la beauté charnelle de La Jeune fille dans un intérieur pompéien du peintre Charles Gleyre,
Elle prouve avec verve comment articuler l »empathie et l’érotisme là où la beauté traverse de sa douceur au moment où une croupe se tourne vers le jour pour obscurcir tout le reste sur lequel l’ombre tombe.
Stéphanie Lugon illustre comment un tel corps nous rejoint. Eblouie l’auteure – mais pas elle seulement – n’y rechercherait-elle pas son image ?
Et ce, là où le corps devient lumière au moment où le reste se referme comme obscurci par cette nudité qui semble nous rejoindre.
jean-paul gavard-perret
Stéphanie Lugon, Jeune femme dans un intérieur lausannois, art&fiction, coll. SushLarry, Lausanne, septembre 2022, 76 p. – CHF 14,90.
