Sophie Favre, Sculptures (exposition)

Sophie Favre, Sculptures (exposition)

Présences étranges et fantomatiques

Etres ou animaux plus ou moins étranges peuplent l’univers plastiques de Sophie Favre. Des souris sur une nef des fous embarquent pour un voyage incertain, une femme reste indifférente au charme que déploie un homme qui, tel un chaland, invite les passantes.
Tout un petit monde aussi familier qu’inconnu sidère entre humour et tendresse.

Les présences sont étranges et fantomatiques. Et les spectateurs fascinés s’y abandonnent comme soumis au plaisir de la fixité d’une vague apaisante. Sophie Favre opte donc pour une esthétique inattendue : celle de la joie, de la légèreté qui n’ont rien de béates.
Et la naïveté affichée est par elle-même une ironisation intrinsèque à tout ce que l’artiste invente

Il ne s’agit pas pour la plasticienne d’offrir une beauté décorative. Son travail n’est pas seulement formel. La forme chez elle renvoie à un contenu critique. L’esthétique renvoie à une conceptualisation du quotidien.
A défaut de changer la vie, l’artiste la chante en proposant des fables apparemment simples et anodines qui modifient pourtant les choses.  Elles représentent divers moyens d’arrondir bien des angles sans les biffer.

Se conjure une certaine angoisse par un univers décalé et poétique.

jean-paul gavard-perret

Sophie Favre, Sculptures, Galerie Picot-Le Roy, Morgat, du 4 juillet au 27 août 2021.

3 réflexions sur « Sophie Favre, Sculptures (exposition) »

  1. Bonjour Jean-Paul. Les idées liées aux œuvres et à l’esprit de cette créatrice, trouvent en moi un écho particulier. Je trouve la critique fort plaisante et sûrement très juste! Pierre V.

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