Sirenera

Sirenera

Le noir sert à percevoir l’opacité du monde d’une manière différente, y compris des êtres et des sentiments significatifs. Ceux-ci respirent en petites ou grandes cuillerées. Et peu importe s’ils vieillissent, et nous aussi. Le noir n’est ni prescrit, ni prévisible et, paradoxalement, il émerge dans la plasticité de ses rythmes, dans ses distorsions syntaxiques, dans le tremblement polyphonique des significations qui en tracent. Il se dirige différemment du nôtre. Mais il est semblable à nous, il creuse et invente ce qui peut être perçu comme déraisonnable et d’un charme exotique. Du moins a priori.

Photo ; Richard Bernardin

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