Roubaix. La Piscine – Catalogue des collections

Roubaix. La Piscine – Catalogue des collections

Un catalogue amusant à lire, histoire de se perdre à loisir dans la richesse de ces collections

Tandis que va se dérouler du 18 février au 20 mai 2012, sous la houlette de Stéphanie Ansari & Tatyana Franck, l’exposition Picasso à l’œuvre – Dans l’objectif de David Douglas Duncan(dont nous ne manquerons pas de vous rendre compte), l’année 2011 s’est achevée sur la présentation des collections permanentes dont le catalogue qui l’accompagnait permet d’embrasser en près de trois cents pages quelques merveilles du genre…

Cet ouvrage, divisé en deux parties disposées tête-bêche, présente d’un côté le déroulé chronologique des fonds de peinture et de sculpture, les ensembles d’arts appliqués pour finir par le cabinet d’arts graphiques et photographiques que leur fragilité impose de tenir à l’abri de la lumière, et donc des regards.
De l’autre côté, trois essais documentés et illustrés de nombreux documents d’archives détaillant l’histoire de l’ancienne piscine de Roubaix puis celle de ses musées. Et enfin, celle la genèse de la création de cet établissement qui a vu le jour voilà dix ans, et qui recèle des trésors.
En effet, en 2001 les collections du musée industriel, du musée national et du musée Jean-Joseph Weerts de Roubaix fusionnèrent en un lieu pour le moins étonnant, l’ancienne piscine Art déco de la ville, œuvre de l’architecte Albert Baert en 1932 et désaffectée depuis 19856… créant alors ce qui allait devenir le musée d’Art et d’industrie de Roubaix.

Conçue comme un album d’images, cette présentation exprime l’esprit du musée qui se comprend au fil des pages par les choix des conservateurs. On se promènera donc non pas dans un inventaire mais parmi des extraits du fonds patrimonial conservé à La Piscine… Des collections variées qui contribuèrent à affirmer la richesse de ce musée et à séduire ses visiteurs toujours plus nombreux accueillis dès l’entrée par une immense toile de Marcel Gromaire, L’Abolition de l’esclavage, datant de 1950. Adossé au mur d’héberge, il s’articule comme une préface du musée, laissant deviner plusieurs espaces fondamentaux… la collection Henri Selosse (constituée notamment autour de Ingres) ;la salle académique qui abrite les collections du XIXe (autour des panneaux de Luc-Olivier Merson pour l’Exposition universelle de 1889 et d’une composition d’Emile Signol pour l’église parisienne de la Madeleine, le visiteur peut à loisir s’imprégner de cet esprit qui invite à un dialogue entre création plastique et applications décoratives) ; la salle Jean-Joseph Weerts évoque le musée que créa l’artiste lui-même à l’hôtel de ville de Roubaix, quelques années avant son décès).

Ainsi l’on visite La Piscine de plusieurs manières grâce à la mise en place d’une scénographie qui propose un jeu permanent de transparences qui évite le cloisonnement trop rigide. De fait, les galeries consacrées aux beaux-arts ne renient rien de la part décorative des œuvres qui l’habitent et les espaces dédiés aux fonds de céramique, de textile et de mode inscrivent tableaux et sculptures dans leur logique… Un catalogue tout aussi amusant à lire, histoire de se perdre à loisir dans la richesse de ces collections…

la redaction

   
 

Collectif, Roubaix. La Piscine – Catalogue des collections, 210 x 280, 520 illustrations, Gallimard, octobre 2011, 288 p. – 29,00 €

 
     

 

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