Pierre Schroven, La merveille d’être là

Pierre Schroven, La merveille d’être là

Allegro

Pierre Schroven fait preuve d’une forme d’alacrité. Jamais atrabilaire, il se veut au besoin primesautier et comparable à l’infini lui-même « informe et joyeux ». Il flotte avec lui dans l’air marque de ses propres paroles.
Il existe une forme envoutante de grâce. Il ne la transforme jamais en forme d’exhibitionnisme et préfère explorer d’autres possibilités. Une fois de plus, Schroven devient le poète des métamorphoses qui travaillent lu monde.

Le poète en frôle le centre et sa perle inconnue. Se crée un va-et-vient d’arc-en-ciel sur le cristal du soir par l’ivresse des mots et leurs frissons. Certains fantasmes fleurissent, ils peuvent être soumis à un biais ironique où la fleur prend tout son sens.
Mais le charme du poète répond aux attentes espérées en troublant au besoin le principe de visibilité basique.

Contre l’ostentation, existe une autre voie que le simple registre des attentes masculines. A la « viande » nue fait place son recouvrement ou son découpage selon des critères de différenciation. Le plaisir qui fascine habituellement est remplacé contre toute attente par un autre.
L’auteur sillonnant propose la plus chère invitation à son propre voyage. Nous le partageons.

jean-paul gavard-perret

Pierre Schroven, La merveille d’être là, L’arbre à Paroles, Amay (Belgique), 2024, 70 p. – 13,00  €.

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