Philippe Pache, La fin du Calvaire (exposition)

Philippe Pache, La fin du Calvaire (exposition)

Tentation de présence

Avant de quitter son atelier (rue du Calvaire) où il travailla 30 ans, Philippe Pache y a procédé à la fois à une vue d’ensemble et une revue de détails.
Le tout dans ses jeux de lumière en noir et blanc grâce à 30 de ses modèles qui lui permirent d’ouvrir des abîmes entre l’image et son sujet.

Mais d’où part ce regard ? La question de l’origine est en effet  importante car elle pose autrement le problème du franchissement de la frontière de l’intime et donc de l’érotisme qu’il fait éclore.
Pour Philippe Pache, elle se situe là où toute présence reste en attente de tentation de présence, au moment où rien n’arrive encore, où tout est en suspens et ce jusqu’à ce que les portraits de tels « fantômes » deviennent nos hôtes.

Pulvériser l’évidence commence donc avec cette question – à chacun ensuite d’opérer sa déformation imaginaire. Mais le secret n’est pas de savoir comment le regardeur se laisse aller à l’image mais comment l’envie d’image s’empare du secret et comment s’engendre ce point de départ, déclic du déclic.

jean-paul gavard-perret

Philippe Pache, La fin du Calvaire, Galerie Krisal, 25 Rue du Pont-Neuf 1227 Carouge – Genève, Suisse, du 10 au 26 mars 2022.

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