Philippe Lepeut & Myriam Eck, La terre n’apparaît qu’un fois traversée
Il convient d’accepter le défi que propose la poétesse et sa vision de la peinture qui n’est jamais plus forte que lorsqu’elle s’approche de la terre et de ce qui en germe à travers les oeuvres de Philippe Lepeut.
Les gouttes de matière renvoient à l’écriture de Myriam Eck. D’où l’importance de cet exercice de transmutation et de « repons » entre la peinture et les mots les plus simples en leurs minuscules fragments d’explosions.
Ils créent « une trace en place de l’oubli ».
Ici, dans peinture comme avec la poésie, en esprit comme en chair l’élan les transporte. Et ce, loin des vieux refrains comme des vieilles images que le peintre et la poétesse défont pour créer un accomplissement.
Et qu’importe s’il recule à mesure que la création avance. C’est ce qui fait le prix de l’entêtement de ce livre et ses enlacements.
jean-paul gavard-perret
Philippe Lepeut & Myriam Eck, La terre n’apparaît qu’un fois traversée, Les lieux dits éditions, coll. 2rives, août 2022, non paginé – 20,00 €.