Philippe Jaffeux, Courants fous

Philippe Jaffeux, Courants fous

Philippe Jaffeux dans ses carrées parfaits de 26 affirmations en 26 lignes propose un déchiffrement de notre conscience, quitte à nous donner du plomb dans l’aile. Il poursuit ainsi sa campagne de fouilles selon la potence et le ciel où il « explore l’insouciance d’une hasar«t» qui observe l’étude d’une ignorance », là où ses incisions sont fines par la lame des lignes (et leur âme). Elles reconstituent notre savoir où parfois des répétions semblent se régler sur selon un tel « abus » (dit l’auteur) mais sans excès et sauf son respect pour s’ajuster à la mesure d’un déséquilibre juste dans ce qui devient une sorte de bréviaire dont la racine est carrée.
Jaffeux fait donc appel à ses parallèles pour travailler d’arrache-pied de vigne afin de distiller une substantifique moëlle riche en degrés. Et ce, pour que les aventures (si l’on peut dire) de la réflexion la plus profonde créent notre joie par une telle lecture puisque ses tablettes et tablatures tentent d’intercepter un chaos « impassible ».

Existent là météores et météorites lançant des pierres d’alun en cas au lin de nos pulsions comme de nos incertitudes puisque même à Marseille nous ne savons rien. L’auteur s’arrime en son logos plus ou moins alpha bétique pour nous sortir de notre animalité. Et ce, grâce son savoir à flux et à sens dont ici aucun n’est interdit.
Bref, ce que l’on apprend ne pas savoir permet de comprendre que la puissance des abîmes est dans le cerveau d’un tel héros. Il est entre Ulysse et cas l’ipso dans son don et son odyssée. Et contre ceux qui la ferment, il l’ouvre dans ses joyaux et diamants dont la sophistique se divise du poulpe par la pensée.

Philippe Jaffeux, Courants fous, Editions Les Météores, 2026, 74 p. – 12, 00 €.

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