Pas toisant

Pas toisant

En faisant preuve de lenteur, nos raisonnements se transforment à propos de n’importe quoi. C’est prendre appui contre le mur du présent plutôt que menacer de nous écrouler dans les ruines du passé.

C’est aussi préférer la confiture de groseilles de l’année à la gelée de vieux coings. Allons ainsi vers des recherches plus que mitonner dans nos  souvenirs où nul ne sait pas trop ce que nous avons commis. Et redoutons nos idées d’escalier. Elles ne descendent que du passé.

Rien d’abstrait ne se mêle à de tels  matériaux collés dans notre tête sur papier fort. Rions à ces propos. Ils tournent souvent autour d’un seul mot. N’importe lequel. Nous sommes dedans comme une concierge dans l’escalier.

Certains de ces mots  tiennent au corps mais aussi par lui à nous-mêmes. Leur museau crayeux plonge parfois dans  la mère pour rajouter une conversation géologique. Elle qui a la lumière de nos maux par sa voix liée.

jean-paul gavard-perret

photo : Sylvie Caoline

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