Oscar – Tome 5 : « chinoiseries »
Oscar, jeune SDF, se trouve au centre d’un conflit entre deux triades chinoises. De quoi rire jaune !
Alors qu’Oscar joue au ping pong dans un parc avec son ami Khartoum, il est surpris par un gendarme qui veut à tout prix le replacer dans le foyer tenu par Mme Élise. En prenant à nouveau la fuite, Oscar rencontre Lin, une petite Chinoise, elle aussi poursuivie… mais par des membres de la mafia chinoise.
Oscar apprend que Lin travaille dans un atelier clandestin parisien, et qu’elle recherche son oncle Cheng. Il décide de l’aider, mais lui et ses amis SDF se retrouvent très vite au milieu d’une guerre que se livrent la triade du Dragon Jaune et la triade des Dix Royaumes. Il va falloir se montrer encore plus rusé que jamais pour se tirer d’affaire.
Oscar, la série créée par Durieux (scénariste de Luka et Charly) et Lapière (Mobilis) en est déjà à son cinquième tome, et nous réserve de très bonnes surprises. Sur fond social, elle permet de parler de sujets graves avec humour. La série met en scène un orphelin, qui partage son temps entre la vie de SDF et celle d’un centre d’accueil géré par la dynamique Élise. Son bon coeur séduit tout de suite et ses aventures sont souvent hilarantes.
Dans ce nouveau volume, où Oscar doit faire face à la mafia chinoise, le lecteur est confronté à un autre aspect de Paris, celui des ateliers clandestins et des mariages organisés entre familles chinoises pour des histoires d’argent. L’amitié qui attache Lin à Oscar entraîne celui-ci et ses comparses dans une série de péripéties qui pourraient s’avérer bien dangereuses, et Oscar pourrait bien dire adieu à sa liberté tout comme Lin a dû le faire en venant en France.
C’est donc encore une belle leçon de tolérance et d’humanité que nous offrent les auteurs, et l’on est sûr de rire (jaune) à la lecture de « Chinoiseries ».
franck boussard
Durieux et Lapière, Oscar – Tome 5 : « chinoiseries », Dupuis, 2005, 48 p. couleurs – 8,50 €.