Mitch Albom, Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut

Mitch Albom, Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut

Une bouffée d’oxygène, un cordial, bref un plaisir de lecture


Le roman qui réconcilie avec la vie

Que se passe-t-il après la mort ? Tout le monde a sa petite idée, selon ses croyances. D’aucuns espèrent retrouver leurs proches et bénéficier du repos de l’âme. D’autres pensent qu’il n’y a rien. Rien que du vide, l’absence absolue. Dans Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut, Mitch Albom propose une vision plus personnelle de l’au-delà. En s’inspirant de ce que son oncle lui a dit un jour, il a imaginé qu’au Ciel, les trépassés rencontraient cinq personnes qu’ils avaient connues ou à peine croisées de leur vivant et que celles-ci donneraient un sens à leur existence.

Cet auteur américain, auteur de best-sellers qui ont connu un succès international, invente un monde où les vies seraient intimement liées les unes aux autres. Ainsi, nos actes influenceraient le cours des autres existences. Ce regard sur la mort, qui n’est pas ce trou noir vertigineux où l’on se dématérailise à petit feu mais le moment de rencontrer ceux qui donnent un sens à la vie terrestre, permet peut-être de réfléchir sur la responsabilité des hommes. Il invite surtout à se réconcilier avec la vie. Que l’on croie ou non à la vie après la mort, cette histoire est une véritable bouffé d’oxygène.

Contrairement à d’autres ouvrages qui ont traité du même sujet, celui-ci a un mérite : tout au long du récit, l’auteur mêle la réalité – la vie d’Eddie, le héros – au mysticisme. Loin de faire évoluer son personnage central dans un univers sans repères, Mitch Albom lui confère une crédibilité saisissante. On imagine parfaitement ce vieil homme qui a travaillé sa vie durant dans une fête foraine en train de réparer un manège. Rythmée par les anniversaires d’Eddie, l’intrigue se noue autour de cet homme qui semble plus vrai que nature, comme saisi sur le vif au cours de différents moments de sa vie. Les chapitres alternent entre l’existence qu’il a menée et les personnes qu’il rencontre au Ciel. Ce faisant, Mitch Albom donne à voir la cohérence qu’il peut y avoir entre les divers événements qui surviennent dans une vie. Ce roman, qui a l’effet d’un cordial, est écrit dans un style simple et épuré. Les images viennent aisément à l’esprit. Les chapitres sont courts et autant dire que cette histoire se lit d’une traite. Alors, si vous ne savez pas quoi lire cet été, achetez ce roman sans hésiter !

Géraldine Grumberg

   
 

Mitch Albom, Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut (traduit par Edith Soonckindt), Oh ! Éditions, 2004, 273 p. – 17.96 €.

 
     
 

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