Marine Rose, Premiers Recueils

Marine Rose, Premiers Recueils

Premières amours 

Marine Rose fait ici retour sur ses premiers écrits – à savoir cinq recueils – qui lui permirent de passer de l’état de jeune fille à celui de femme.
Déjà la poétesse « s’accroche au vent dans la nuit rousse » pour évoquer l’amour qu’elle porte à sa famille (et qui le lui rend bien).

Mais peu à peu le cercle affectif s’agrandit. En une discrète et douce théâtralité, les émotions se transforment.
Eclot une volupté inquiète mais qui n’ose se dire qu’à pas feutrés dans ce qui tient souvent de l’appel à un rêve d’indicibles touffeurs.

Loin des recherches expérimentales, Marine Rose cherche par l’expression la plus simple et juste d’un art par excellence premier dans l’hymen du songe et du réel. Le premier prend encore le pas sur le second et témoigne déjà de la dimension spiritualiste de l’auteure dont les baisers aux cieux bleus et mauves dont les « veines sont voeux ».

Elle devient peu à peu son propre et actif pilier pour une ascension au moment où les mains reviennent spontanément au cercle, yeux ouverts ou fermés peu importe, tels des enfants tournoyant sur eux-mêmes, jusqu’à l’ivresse.

jean-paul gavard-perret

Marine Rose, Premiers Recueils, éditions Stellamaris, Brest, 2021, 310 p. – 25,00 €.

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